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Association Française du Conseil des Communes et Régions d'Europe

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LE 9 MAI, JOURNÉE DE L’EUROPE : FAIRE FACE, AVEC AUDACE ET AMBITION, AUX DÉFIS. Le Président de l’AFCCRE, Philippe LAURENT, rappelle que la politique de cohésion est au cœur du projet européen

« Le 9 mai marque la date fondatrice de la construction européenne.

Alors que de nombreuses initiatives sont organisées, tout au long de ce mois de mai, par des collectivités territoriales de notre pays, l’AFCCRE tient à rappeler à cette occasion l’enjeu fondamental du projet européen.

Nous connaissons tous les doutes, inquiétudes et déceptions exprimés par de nombreux citoyens. Néanmoins, les évènements récents, tant à l’Ouest qu’à l’Est, sont autant de facteurs qui doivent inciter à renouveler la confiance en l’Europe.

Cela suppose que l’Union –et les Etats membres- apportent des réponses à la hauteur des défis.

Or, tel n’est pas le cas des propositions* présentées le 2 mai dernier par la Commission européenne dans la perspective du prochain cadre financier de l’Union, notamment s’agissant de la politique européenne de cohésion, qui manquent singulièrement d’audace.

Ces propositions traduisent en effet, avec une baisse du budget consacré à la politique de cohésion estimée à 7%, une perte d’ambition notable. Si elles devaient être validées par le Conseil et le Parlement européens, ces propositions auront un impact sur la capacité de l’Union à répondre aux objectifs européens communs : la lutte contre les changements climatiques, l’inclusion sociale, le développement économique… auxquels contribuent d’une façon déterminante les politiques mises en œuvre par les collectivités territoriales.

Ceci est d’autant plus préjudiciable que la politique de cohésion se situe au cœur des compétences de l’Union, telles que définies dans les Traités, et que, pour la première fois, la Commission propose de tenir compte, dans l’accès aux fonds, du respect de l’état de droit –ce que nous appelions de nos vœux et que nous saluons-.

Si nous prenons acte des propositions visant à augmenter le budget consacré à certaines politiques, comme la recherche et la jeunesse, et saluons l’effort proposé pour le programme Erasmus +, nous rappelons notre attachement aux programmes permettant de contribuer au rapprochement et aux échanges entre citoyens qui doivent être dotés de moyens adaptés.

Nous appelons donc, pour les mois à venir, à une forte mobilisation afin que les Etats membres, et notamment le gouvernement français, et le Parlement européen apportent, à travers le futur cadre financier, des réponses audacieuses et ambitieuses aux défis de l’Union. »

 

Philippe LAURENT

Maire de Sceaux

Conseiller régional d’Ile de France

Président de l’AFCCRE