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Association Française du Conseil des Communes et Régions d'Europe

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L’AFCCRE s’inquiète de l’évolution des débats sur les questions européennes

 

Réunis à Paris le 19 mai 2011 sous la présidence de Louis LE PENSEC, les membres du Bureau de l'AFCCRE ont débattu de la situation européenne et de ses conséquences pour les collectivités territoriales.

L'AFCCRE, association de collectivités territoriales engagées en faveur de la construction européenne ne peut que constater, avec inquiétude, l'évolution des débats sur les questions européennes dans notre pays.

Dans cette période troublée, ils tiennent à rappeler que l'un des principes fondateurs de la construction européenne, et de la monnaie unique, est d'assurer la stabilité du continent et suppose une solidarité entre les Etats membres.

A cet égard l'AFCCRE ne peut que souhaiter que les discussions en cours notamment au sein de l'Union sur la mise au point des plans de sauvetage des trois pays de la zone euro concernés (Grèce, Islande, Portugal) aboutissent positivement.

Il en va y compris de l'intérêt des collectivités territoriales de ces pays, durement frappées par les conséquences  de la crise financière et des plans de réduction des déficits publics.

Par ailleurs, l'AFCCRE tient à rappeler que les politiques de cohésion doivent demeurer dans ce contexte l'un des objectifs prioritaires de l'Union, ce qui suppose que des moyens  adaptés soient préservés pour ces politiques.

Dans la perspective de la future programmation 2014-2020 des fonds européens, ils en appellent ainsi au gouvernement français pour qu'il réexamine sa position en faveur d'une diminution du budget européen  consacré à la cohésion, position qui fragilise des politiques auxquelles les territoires sont attachés.

Enfin et s'agissant de l'espace Schengen, l'AFCCRE tient à rappeler que la suppression des frontières physiques constitue l'un des plus grands acquis de la construction européenne et représente, au-delà du symbole, un aspect de l'Europe concrète.

Toute adaptation de cet accord, notamment afin de répondre à des problématiques exceptionnelles liées par exemple aux flux migratoires – dont l’AFCCRE ne peut méconnaitre les conséquences pour certaines collectivités territoriales, notamment en Italie - devra continuer à respecter cette  dimension  et ne pourra se concrétiser que par le biais d'une décision de l'Union et des moyens adaptés, au niveau européen, notamment pour l'Agence Frontex.

Sur cette question, comme sur d'autres où la dimension nationale ne peut constituer le cadre de la réponse adaptée, seules des approches communes aux européens pourront permettre de contribuer à des solutions réalistes et pérennes.

C'est l'essence même de la construction européenne.