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"L’AFCCRE et l’AMF mobilisées pour peser dans les négociations sur la future politique de cohésion après 2020"

Réunis à l'initiative du Président de la Commission Cohésion territoriale de l'AFCCRE, Pierre JARLIER, Maire de Saint-Flour (Cantal), et du Président de la Commission Europe de l'AMF, Christophe ROUILLON, Maire de Coulaines (Sarthe), plus de 100 participants ont assisté au séminaire organisé par l'AMF et l'AFCCRE sur l'avenir de la politique de cohésion après 2020, le 28 février à l'AMF.

Alors que les négociations sur la future programmation des Fonds européens structurels et d'investissement (FESI) viennent de s'ouvrir, l'objectif de cette manifestation était double : faire le point sur les débats au niveau européen et dégager des premières pistes en vue d'une contribution des associations d'élus, AMF et AFCCRE, dans les négociations.

Après un rappel, par le représentant de la Commission européenne, Pierre-Emmanuel LECLERC,  du contexte particulièrement tendu des négociations, et une présentation des piste de réflexion Interne à la DG Politique régionale, Marc JOULAUD, Député européen et Maire de Sablé sur Sarthe (Sarthe) et Florence CLERMONT-BROUILET, Cheffe de la Mission Europe au CGET, ont évoqué les points névralgiques de la mise en œuvre des FESI et les enjeux de la réforme en discussion.

La table ronde et les échanges auxquels ont partcicipé Valérie LETARD, 1ère Vice-présidente de la Région Hauts de France, Jacques BLANC, Maire de La Canourgue (Lozère), et Michael QUERNEZ, Maire de Quimperlé (Finistère), Vice-président du Département du Finistère et Président de la Commission Emploi et Inclusion sociale de l'AFCCRE, ont permis de rappeler les fondements sur les lesquels l'AMF et l'AFCCRE souhaitent construire leur position :

- L'importance de conserver une politique de cohésion ambitieuse, au regard de sa valeur ajoutée pour  l'ensemble des territoires, dans leur diversité (en particulier les zones rurales en déclin et les zones urbaines en difficulté).

- La nécessité de conserver une forte dimension territoriale à la future programmation, en adéquation avec les besoins et les politiques menées au niveau régional et local, marquant ainsi la complémentarité, mais aussi la spécificité, de la politique de cohésion par rapport notamment au plan d'investissement pour l'Europe (dit "Plan Junker").

- L'urgence de trouver les solutions opérationnelles permettant de simplifier les procédures de mobilisation des FESI, tout en respectant les exigences réglementaires et les objectifs de performance.

- La nécessité  d'une association étroite de tous les échelons territoriaux à la mise en œuvre des FESI, en particulier les Départements et les intercommunalités, corollaire de la nécessaire régionalisation des programmes et gage d'efficacité de ceux-ci.

- L'importance de prendre en compte le pilier social de la future politique de cohésion, et la reconnaissance, dans ce cadre, des initiatives menées au niveau local et régional en matière d'inclusion et de formation.

- L'enjeu d'une réflexion approfondie sur le sort réservé au futur pilier développement rural de la PAC, dans un contexte de réduction prévisible du budget européen.

Les négociations en 2017 seront marquées par différents étapes au niveau européen, en vue d'une présentation des projets de règlements européens début 2018. Dans ce contexte, les élus de l'AMF et de l'AFCCRE ont ainsi réaffirmé leur engagement à travailler de concert, dans les mois qui viennent, pour défendre une politique de cohésion dotée des moyens adéquats et en résonance avec le besoin des territoires, "celle-ci étant inscrite dans l'ADN de l'Europe".