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Forum national de l’AFCCRE en vue des élections européennes, Bordeaux, le 13 mai, en présence d’Alain Juppé, Jean-Claude Juncker, Bruno Le Maire et Giorgio Orsoni - « Faire progresser l’Europe et non la détruire »

 

Le forum national organisé par l’AFCCRE en vue des prochaines élections européennes s’est tenu à Bordeaux, mardi 13 mai, à l’invitation d’Alain JUPPÉ, Maire de Bordeaux.

La rencontre de Bordeaux venait conclure le cycle des forums organisés par l’AFCCRE dans les 7 euro-circonscriptions de la métropole avec pour objectif de contribuer au débat sur les enjeux européens et de mobiliser les territoires en amont des élections européennes. Ils ont été organisés avec le soutien de la Commission européenne, du Ministère des Affaires étrangères et du Bureau d’information en France du Parlement européen, et en partenariat avec l’AMF, le Mouvement Européen-France et la Fédération Française des Maisons de l’Europe.

Près de 150 participants ont pris part aux travaux ouverts par Florence FORZY-RAFFARD, Conseillère municipale déléguée de la Ville de Bordeaux en charge des affaires européennes, Frédéric VALLETOUX, Maire de Fontainebleau, Secrétaire général de l’AFCCRE, Jacques RESPAUD, Vice-Président du Conseil général de Gironde, François MAITIA, Vice-Président du Conseil régional d’Aquitaine.

 Un 1er débat était consacré au rôle du Parlement européen et à la place des collectivités territoriales avec les représentants des groupes du Parlement européen (PPE, PSE, ADLE, Les Verts) qui avaient accepté l’invitation de l’AFCCRE. Ce débat était animé par Alain BARRAU, Chef du Bureau d’information en France du Parlement européen.

 Laurence HARRIBEY (PSE), Maire de Noaillan, et Jean-Marie BELIN (PPE), ont redit l’impact, au quotidien, de l’Union européenne dans nos territoires. Gérard ONESTA (Les Verts), Vice-Président du Conseil régional Midi-Pyrénées, a quant à lui affirmé que les collectivités locales et régionales devaient être le relais des instances européennes et notamment des parlementaires européens sur le terrain, auprès des citoyens. Enfin, Robert ROCHEFORT (ADLE), Député européen, a milité en faveur d’un Parlement européen renforcé, véritable relais de l’opinion, permettant de faire entendre la voix des citoyens dans la gouvernance de l’Union européenne.

 Alain JUPPÉ, Maire de Bordeaux, Président de l’AFCCRE, Jean-Claude JUNCKER, candidat à la Présidence de la Commission européenne, Bruno LE MAIRE, ancien Ministre des Affaires européennes, et Giorgio ORSONI, Maire de Venise, Co-Président du Conseil des Communes et Régions d’Europe, ont, dans un deuxième temps, échangé sur les enjeux des prochaines élections européennes et sur l’avenir de l’Union.

 Jean-Claude JUNCKER a évoqué les différentes réformes que l’Union européenne devait selon lui engager, telles que la création d’une véritable politique extérieure commune, la convergence fiscale entre les différents Etats membres ou la création d’un socle minimal concernant le travail. "Il faut avancer mais il n’y a pas de changement profond à faire". S’agissant de l’Euro, il a rappelé que la monnaie unique assurait aux pays de la zone Euro une stabilité monétaire sans équivalent en cette période de crise.

 Bruno LE MAIRE a constaté, pour s’en désoler, que l’Europe représentait un espoir pour tous les continents sauf pour les européens. Il appelle de ses vœux la relance du couple franco-allemand, socle de l'Union Européenne, par exemple à travers "un marché du travail commun entre les deux pays" et "l'Europe de l'énergie". Pour lui, "l'Europe ne doit pas être le bouc-émissaire de nos difficultés nationales".

Giorgio ORSONI a affirmé que la principale mission après les élections sera de recréer le lien entre les citoyens européens. Il a souligné le rôle que devait jouer les élus locaux et régionaux dans cette perspective, dans une période marquée par la méfiance croissante des citoyens envers les institutions. Enfin, il a redit la nécessité de donner du contenu, au cours de la prochaine mandature, à l’Europe sociale.

À l’issue de cette table ronde, Alain JUPPÉ s’est exprimé sur la nécessité « de faire progresser l’Europe et non pas de la détruire ». À 10 jours du scrutin et face à la perspective d’un taux d’abstention élevé, il a appelé à la mobilisation et à l’envoi de messages positifs sur l’Europe, trop souvent accusée de tous les maux.